Mitglied der Anwaltskammer Eupen & Westflandern – Diplom Dess in Steuer- und Unternehmensrecht
Membre du Barreau Eupen & Flandre occidentale – Diplôme Dess en droit fiscal et droit des sociétés
Lid van Balie Eupen & West-Vlaanderen – Diploma Dess in fiscaal- en ondernemingsrecht

Imposition des plus-values en Belgique à partir du 1er janvier 2026

Nouvelles règles pour les actions, l’or, les assurances-vie et les participations importantes

25.1.2026

À partir du 1er janvier 2026, la Belgique introduit une réforme complète de l’imposition des plus-values privées. Pour la première fois, les plus-values réalisées par des particuliers sur des actions, métaux précieux, fonds, produits structurés ou certaines assurances-vie seront imposées de manière systématique.
Un élément central de la réforme est la distinction entre les participations inférieures à 20 % et les participations significatives à partir de 20 %.

Un date de référence obligatoire est fixée au 31 décembre 2025 pour toutes les catégories d’actifs.

1. Plus-values sur participations inférieures à 20 %

Les particuliers détenant moins de 20 % du capital d’une société restent en principe en dehors du régime classique des plus-values sur participations. Toutefois, la réforme introduit une imposition générale des plus-values, applicable à certaines hausses de valeur.

Taux d’imposition : 10 % sur les plus-values imposables

À partir de 2026, les plus-values imposables sur les petites participations seront taxées à un taux unique de 10 %.

Calcul de la plus-value

La base de calcul est la valeur au 31.12.2025 :

  • Les hausses de valeur avant cette date restent exonérées.
  • Seule la plus-value à partir du 1.1.2026 est imposable.
  • Le contribuable doit documenter la valeur de son portefeuille à cette date.

2. Plus-values sur participations à partir de 20 %

Les participations significatives sont soumises à un régime particulier combinant exonération et progressivité.

a) Exonération jusqu’à 1 million d’euros

Les plus-values réalisées sur des participations d’au moins 20 % sont :

  • exonérées jusqu’à 1 million d’euros,
  • par contribuable et par opération.

Cette exonération vise notamment les entrepreneurs et actionnaires familiaux.

b) Taux progressif au-delà de 1 million d’euros

La partie de la plus-value dépassant 1 million d’euros est soumise à un barème progressif, avec des taux croissants selon l’importance du gain.

3. Le 31 décembre 2025 : une date clé pour tous les investisseurs

Le 31.12.2025 constitue la base fiscale pour toutes les catégories d’actifs concernées.

Pourquoi cette date est-elle essentielle ?

  • Elle fixe la valeur de référence pour le calcul futur des plus-values.
  • Les hausses de valeur antérieures restent non imposables.
  • Sans documentation, l’administration peut procéder à une estimation.

Ce que les investisseurs doivent faire

Demander à leur banque, courtier ou gestionnaire de patrimoine une attestation officielle de la valeur du portefeuille au 31.12.2025, couvrant :

  • actions
  • fonds et ETF
  • or et métaux précieux
  • assurances-vie (branche 21 et 23)
  • produits structurés
  • dérivés
  • autres instruments financiers

4. Autres catégories d’actifs concernées

La réforme vise également des actifs souvent considérés comme fiscalement neutres.

Sont notamment concernés à partir de 2026 :

  • ventes d’or (or physique ou certificats)
  • assurances-vie, en particulier branche 23
  • fonds d’investissement et ETF
  • produits structurés
  • métaux précieux et certificats matières premières
  • certains dérivés

La valeur au 31.12.2025 reste la base de calcul.

5. Conclusion

La réforme introduit une structure claire :

  • 10 % sur les plus-values imposables < 20 %
  • 1 million d’euros exonéré pour les participations ≥ 20 %
  • taux progressif au-delà
  • date de référence obligatoire : 31.12.2025
  • obligation de documentation auprès des banques ou courtiers

Une planification fiscale anticipée est indispensable pour les investisseurs, entrepreneurs et actionnaires familiaux.